5 erreurs de débutant avec ma Renault 5 électrique
Assis dans le train, je regarde l’appli : ma voiture ne charge pas. J’ai besoin de la charge pour le weekend mais lorsque je la retrouverai le soir, le niveau de charge n’aura pas changé. J’ai manqué une subtilité de l’usage de ma voiture électrique. Et encore, ce n’était pas la première erreur que j’ai faite avec ma Renault 5.
Passer à l’électrique réserve plein de petits moments où l’humilité nous rattrape. Pour une Renault 5, il fallait bien 5 erreurs : Les voici.
Au sommaire :
Confondre le levier de vitesse avec celui des essuie-glace
C’est probablement une des critiques les plus partagées par les journalistes qui ont essayé la voiture à son lancement. Ils notaient un risque de confusion entre le levier de vitesse et le commodo des essuie-glaces. Et bien j’ai fait exactement la même chose et à de multiples reprises au cours des premières semaines.
Il est vrai que l’espace a droite du volant est encombré. S’y trouvent les comodo pour les essuie-glaces (souvent en mode automatique) le satellite de commande de la radio (héritage des Renault de ces 40 dernières années) et le levier de vitesse, dernier arrivé dans la région.
Pourtant après quelques semaines, les mains on trouvé leur marques et les trois comodo ne posent plus aucun problème.
Ne pas avoir refermé la trappe de recharge
Certains sont déjà partis en laissant la trappe à carburant ouverte, voir le bouchon de réservoir sur le toit. Je n’avais jamais eu ce genre de problème. J’ai même toujours eu du mal à comprendre veux tout, le bouchon est verrouillé par la clef de la voiture, en tout cas sur les voitures thermique que j’ai conduit.
Et pourtant charger une voiture électrique change vos habitudes. Vous débranchez le câble, le rangez dans le coffre puis rejoignez votre poste de conduite. Par comparaison sur une thermique vous vous trouvez du début à la fin a proximité de la trappe à carburant.
La différence ne m’a pas frappé… jusqu’au jour où un message d’erreur s’affiche sur le tableau de bord. J’étais en train de rouler pour quitter le parking ou je venais de charger quand je remarque un message sur l’écran conducteur. Trappe de recharge ouverte.

Ici aussi, c’est une question d’habitude. Je me suis fait avoir une fois et j’ai ajouté une petite vérification en plus dans mon process. Et pourtant, cela toujours aussi rapide
Ne pas visualiser ou trouver la trappe de recharge
C’est un grand classique des voitures thermique. Vous vous garez à la pompe et vous vous rendez compte que la trappe de carburant est du mauvais côté. Ou plutôt, c’est vous qui avez choisi le mauvais côté de la pompe .
Le problème est tel que les constructeurs ont trouvé la parade. Sur votre tableau de bord, l’icône de la pompe a essence a un petit triangle à gauche ou à droite. Celui-ci vous indique la position de votre trappe à carburant.
Dans les voitures électriques le petit triangle se trouve à gauche ou à droite de l’icône de la batterie. Et pourtant c’est plus compliqué que cela. Sur une voiture thermique vous avez principalement deux positions: arrière gauche et arrière droite. Pour les voitures électriques ce n’est plus aussi simple. Elles peuvent aussi être à l’avant (gauche ou droite) voire sur la face avant. Pour la Renault 5 elle se trouve à l’avant gauche.

Or, on ne recharge que rarement sa voiture dans des stations similaires à des stations essences. C’est ce qu’on appelle des stations traversantes et ce n’est pas très courant pour les bornes de recharges. On les trouve par exemple chez Fastned. Ailleurs, la recharge se fait sur une place de parking, et la borne n’est pas toujours au même endroit.
Lors d’une recharge chez Electra, la borne n’était pas au fond de la place mais à son entrée, côté allée. Sans réfléchir, je suis entré en marche avant : après des années de voitures thermiques, mon cerveau considère toujours que la « prise » d’une voiture est à l’arrière. L’arrière face à la borne, c’était parfait… sauf que la trappe de la R5 est à l’avant gauche, donc tout au fond de la place. Le câble était bien trop court pour faire le tour de la voiture. Il a fallu ressortir et rentrer en marche arrière pour que le nez de la voiture, et donc la trappe, se retrouve à côté de la borne.
Depuis je visualise mieux l’emplacement de la trappe. De plus, au fil des trajet l’expérience des différents types de station fait que l’on remplace ses vieux acquis de thermique par de nouveau réflexes. Auparavant il suffisait de prendre la pompe en fonction du positionnement gauche ou droit de la trappe. Les bornes de recharge ne sont pas aussi standardisées que les stations essence mais il suffit de se mettre en tête les configurations courantes (borne au fond de la place, à l’entrée, sur le côté, station traversante) et de choisir son sens d’entrée dans la place en conséquence.
Utiliser le mauvais bout du câble de recharge
Garer la voiture ne suffit pas, il faut encore la brancher. Pour les charges rapides, pas de problème. Le câble est attaché au chargeur. Il suffit de retirer la petite protection de la prise CCS que Renault s’obstine à laisser et de brancher la prise.
Pour les charges lentes, il existe une petite subtilité. La prise n’est pas la même aux deux bout. Il y a un côté mâle et un côté femelle. Faire la différence entre les deux le matin dans l’obscurité du parking et la pression du train qui va partir est une nouvelle compétence à acquérir.
On retrouve le paradoxe de la prise usb. Elle est facile à brancher, mais les règles de l’univers font que vous insérez toujours en sens inverse. Ici, j’ai souvent pris le mauvais bout pour brancher un côté. Ça fonctionne moins bien ainsi.
J’ai fini par regarder à chaque branchement les deux prises côte à côte avant de dérouler le câble en positionnant chaque bout du côté ou il se doit.
Ne pas avoir vérifié que la charge à commencé
Brancher la prise est une chose, être sûr que la voiture va charger en est une autre. Lors des premières charges, cela étant tout nouveau pour moi, j’ai bien fait attention que la charge débutait. Ensuite, l’habitude et la confiance grandissant j’ai commencé à passer cette étape.
Et pourtant, cela allait me jouer un tour. Un jour je laisse la voiture charger sur le parking de la gare. Mais dans le train je me rends compte que quelque chose cloche. Normalement l’application My Renault (ou My Rnlt) émet une notification que la charge est en cours. Ce n’était pas le cas ici.
La raison ? L’application m’indique que j’ai un programme de charge et que la charge ne débutera que lorsque le programme le prévoit. Normalement un programme de charge existe pour bénéficier des heures de nuit si vous chargez à la maison. Or, je charge exclusivement sur des chargeurs publics et n’ai jamais mis en place de programme de charge. Encore une fois, les mystères de l’informatique Renault.
Je ne pouvais pas corriger cela à distance. Quand je suis rentré du travail le soir, la voiture avait le même niveau de charge que le matin.
La solution ? Bien vérifier que la charge commence en suivant les indications dans la voiture. Après c’est trop tard. Vous aurez perdu une journée.
En conclusion
Ces cinq anecdotes pourraient vous rebuter de passer à l’électrique. « Pas encore prêt », « pas assez fiable », vous dites-vous peut-être. Et pourtant, elles ne devraient pas. Lorsqu’on change de voiture pour un modèle plus récent, on doit aussi changer ses habitudes. En plus du rodage de la voiture, il y a un rodage du ou des conducteur(s).
Entre deux voitures thermique ce “rodage” est souvent imperceptible. Entre une voiture thermique et une voiture électrique, la marche est un peu plus grande et le rodage du conducteur devient plus tangible.
Et vous, quelle erreur avez-vous faite avec votre électrique ?







